Description
📅 Samedi 6 Juin 2026 | 🕐 23:00 | 📍 Jardin Jnan Sbil
« Qui sera témoin de la beauté du bien-aimé, si cette vue te fait défaillir ? Pourquoi parler de le rencontrer un jour, s’il faut déjà une éternité pour se rencontrer soi-même ?
Sachal Sarmast – poète sindhi
Sanam Marvi incarne le chant soufi au féminin et porte l’héritage spirituel de cette voie mystique. Née dans la province du Sindh (Pakistan), pour elle, les mots et le Sama (audition spirituelle) sont essentiels, nourrissant les textes sacrés qu’elle interprète avec une profonde dévotion.
Et puis ; il y’a, la puissance exaltée de la saveur (rasa) soufie sans cesse en suspens, en quête du « sultana », le wajd, rechercher à l’infini l’union avec l’être cher, le maître ou le divin, cette émotion qu’incarne la grande Sanam Marvi avec la tradition soufie indo-pakistanais (du mot arabe, parler). Sa voix célèbre la joie de l’union avec l’être aimé, les séparations, les retrouvailles
Il sera difficile de rester insensible à une voix qui trouve des résonances au fond de chacun de nous, des poèmes comme Tere isq nachaya du maître soufi punjabi Baba Bulleh Shah :
« Ton amour me fait danser comme un fou. Ton amour a élu résidence en moi. J’ai rempli la coupe de poison et l’ai bue volontairement. Viens, mon guérisseur, avant que je ne meure. Ton amour me fait danser comme un fou… »
(d’après un texte de Pierre-Alain Baud)

