L’ÉDITORIAL DU DIRECTEUR ARTISTIQUE
Par Alain Weber
Directeur artistique
Ville fondatrice, héritière d’une connaissance mystique et savante issue des canons du savoir arabe antique, Fès était considérée — à l’instar des villes saintes — détentrice d’un double céleste.
Aujourd’hui, le reflet de ce savoir sacré se mire dans les pratiques soufies et dans l’enceinte historique de la bibliothèque de la Quaraouyne.
Le savoir — et la pensée qui préside à son ordonnancement — se matérialise à travers le geste de l’artisan. Idriss II, fondateur de Fès, incarne cette transmission ancestrale liée au Prophète Idriss.
Fès, sa médina et ses quartiers composent une mosaïque vivante où bois, cuivre, argile et encre dessinent une géographie spirituelle unique. L’acte de transmission devient ici une forme d’immortalité.
Cette même intensité se retrouve dans la musique et la puissance de la voix, au cœur des cultures d’Orient.
Cette année, les voix féminines seront mises à l’honneur : Ghada Shbeir, Nabyla Maan, Kaushiki Chakrabarty, Sanam Marvi, Niamh Bury, Kat Frankie et bien d’autres.
Un grand “samaa” réunira traditions mevlevi et marocaines, prolongé par les nuits soufies, avec le retour du grand Sami Yusuf.

