Description
📅 Dimanche 7 Juin 2026 | 🕐 21:00 | 📍 Bab Al Makina
« Ce n’est pas la beauté de la voix qui compte, mais ce qu’elle révèle de l’âme. » Ibn ‘Arabî
« La voix est le souffle de l’âme » Jalal al-Din Rumi
Avec le Konya Metropolitan Sufi Music Ensemble
La célébration de l’esprit
Le samâ’ « l’écoute » de la voix habitée par une poésie mystique et divine s’inscrit dans la tradition soufie du Levant au Maghreb
Le samâ’ marocain symbolise l’un des chants spirituels les plus raffinés et aboutis de la culture soufie du Maghreb et du monde arabe. À travers le Maghreb et l’Andalousie, apparaissent, dès le 12ème siècle, des réseaux de maîtres/disciples qui donneront naissance par la suite à de rréelles confréries (tariqat-s).
Les premiers ascètes qui se lancent à la recherche de la connaissance divine vont, grâce à une pérégrination spirituelle (al-siyâha) à travers villes et campagnes, faire naître un long chapelet (silisila) dont chacune des perles sera l’incarnation d’une de ces confréries (tariqâ) qui peuplent le Maroc, du Rif au Sahara.
Pour la plupart d’entre elles, l’audition de chants mystiques (al-samâ’) et la pratique de danses rituelles – évoquant la présence divine (al-hadra) – favorisent des phénomènes d’extase (hal) et de transe.
A cette grande tradition marocaine se rajoutera l’expression mevlevi, de Mevlana « notre maître » en l’occurrence de Djalal ad-Dîn Rumi (XIIIe siècle), incontestablement un des plus grands mystiques et poètes inspirés de tous les temps.
Rumi se distinguait par l’importance qu’il donnait au
son dans son expérience mystique : il pouvait entrer en extase au seul son cristallin du marteau sur l’enclume, ou à̀ celui de n’importe quelle musique – comme par exemple aux abords d’une taverne, à l’audition d’une musique de simple divertissement. L’ordre mevlevi insiste ainsi sur le sama’ ou « audition mystique » : la musique éveille en nous une faculté́ de l’âme qui renvoie celle-ci au temps d’avant la création, où elle entendait les paroles célestes « ne suis-je pas ton Seigneur ? ».
D’après Jérôme Cler : « C’est à̀ la fois l’extase qui mène à la danse et la danse qui mène à l’extase » Mais la danse sacrée était toujours précédée de l’audition mystique et du zikr, invocation répétée du Nom divin..


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