Création d’ouverture 14-juin//Cat:B

30.00

Bab Al Makina // 21h00

UGS : BMA-14-B Catégories : ,

Description

« Idriss repose dans Fès comme s’il était son fiancé ; il a un cœur tel qu’il ne dort point lorsque dorment les yeux. Son pays reste dans la protection de sa sacralité, comme le petit lion avec son père dans la jungle »

 

C’est à travers un livre illustré que s’ouvrira cette évocation de Fès, un livre adressé à un enfant.

Comme un conte, il abordera l’aspect miraculeux de la naissance de cette ville, l’enfance d’Idriss II peuplée de légendes et d’anecdotes sur son génie précoce qui le mènera à être proclamé Imam à l’âge de onze ans.

De nombreux artistes marocains, portant l’héritage arabe, andalou, amazigh et juif, mettront en valeur la diversité culturelle qu’incarne l’enchevêtrement des ruelles de la médina, représentation symbolique d’une géographie de l’esprit et du voyage.Des chants du Sénégal, honorant la confrérie Tijanniya, nous rappelleront à cet autre trait de l’identité de Fès, africaine.

 

Le rayonnement de la Cité est au cours du temps nourri et représenté par des pèlerins et illustres voyageurs nomades. Ils ont gouté à cette force prophétique dans l’esprit des ziyarat, voyages à la quête de la sainteté comme l’andalou Ibn Jûbayr. D’autres ont préféré le voyage rahla, dans lequel l’attrait de l’aventure humaine domine, comme le grand Ibn Battuta qui à l’âge de 22 ans, au XIVe siècle, quitta Tanger et sa famille, dans l’intention de faire seul le pèlerinage de La Mecque et de visiter le tombeau du Prophète.

 

Sur leurs traces, nous visiterons les confréries soufies du Sénégal ainsi que la ville sainte d’Al-Qûds où s’établirent un grand nombre soufis fassis et où se rendit le célèbre médecin et philosophe Rabbi Moshé Ben Maimon, connu sous le pseudonyme de Moïse Maïmonide, né le 30 mars 1135, à Cordoue, sur les rives du Guadalquivir, dans une Andalousie islamisée.

Des artistes persans, arméniens, tunisiens, palestiniens ou encore du Sultanat d’Oman illustreront le rayonnement d’une culture islamique et savante dont Fès fut l’un des principaux berceaux, notamment à travers la notoriété de son université Al Quaraouiyine.

 

La représentation de Maryam et de sa sœur Fāṭima al-Fihrī al-Qarawī, filles d’un riche immigrant originaire de Kairouan, à l’origine de la construction des deux principales mosquées de Fès, marqueront le rôle important des femmes dans l’histoire de Fès.

Selon le récit traditionnel, la première des deux mosquées fondées, la Quaraouiyine, est bâtie sur l’initiative de Faṭīma, connue aussi sous le nom de « Umm al-Banīn ». Avec l’argent hérité de son père, elle achète le terrain sur lequel elle jette les premières fondations en 859. Quant à la mosquée al-Andalus, elle est commanditée par Maryam également grâce à l’héritage de son père, peu après la construction de la Quaraouiyine.

 

Une nouvelle scénographie nous fera pénétrer au cœur de ces ruelles qui se souviennent. C’est cette mémoire qui peut être la source d’un futur créatif, spirituel et épanoui.

 

 

Distribution :

 

Alain Weber : conception et mise en scène

Ramzi Aburedwan : direction d’orchestre, compositions et arrangements

Christophe Olivier assisté de Gaël Boucault : création lumières

Mapping : Spectaculaires – Allumeurs d’images (Franck Marty : directeur artistique)

 

Hassan Al Jai : comédien (Maroc)

Ensemble Taskiwin : Ahwach (Maroc)

Marouane Hajji : chant (Maroc)

Aïda Niati : chant (Tunisie)

Ensemble de Femmes de Chefchaouen : chant (Maroc)

Ensemble Soufi de femmes du Sénégal

Sahar Mohammadi: chant (Iran)

Haig Sarikouyoumdjian et Georgi Minasyan: Duduk (Arménie)

Walid Ben Selim: chant (Maroc)

Haroun Teboul: nay (Maroc)

Ensemble Soufi de Jérusalem: chant (Palestine)

Les Derviches Mevlevis d’Istanbul : danse (Turquie)

Confrérie des Hamadcha de Fès (Maroc)