BAHARIYYA – AZERBAÏDJAN

BAHARIYYA – AZERBAÏDJAN

BAHARIYYA – AZERBAÏDJAN

  • Date: 17 Jun 2019
  • Heure: 16:30
  • Lieu: Jardin Jnan Sbil
  • Prix: €20

La grande tradition du Mugham

J’ai été blessé par les flèches de ses cils tirées de l’arc de ses sourcils – Ne mets pas ces boucles de cheveux sur ma blessure dont le sang m’emporte “/ Le cœur s’élance vers l’âme pour l’embellir ».

Poésie traditionnelle

 

Le grand musicien Elchan Mansourov exprime, on ne peut mieux, la spiritualité de ce genre musical : Le mugham exprime toute la douleur de son peuple en quête de bonheur depuis des siècles. Mais il est aussi solennel, gai et même un peu guerrier. Il peut apporter de la joie. Il est comme le cosmos, comme l’univers, comme la vie. Il est né de la paix, commence à bouillir, atteint le point final et retourne à ses sources, à ses débuts, à l’origine, à la terre. Le mugham exprime l’éternité ; la vie et la mort, l’éternité de l’éternité. Peut-être est-ce pour cela que l’on chante dans le mugham amour et séparation, vie et mort, patrie et exil. Dans ces mots, il y a à la fois, la joie et la tristesse. Avant tout, on chante l’amour, l’amour supérieur, en s’oubliant soi-même, en divinisant l’amour même.

Les origines du mugham azéri reposent au cœur de la poésie de style “érouze”, dans certaines manières de lire le Coran, dans la Route de la Soie qui reliait tout l’Orient, dans les sentiments, dans l’intelligence, dans des styles de vie, dans un climat chaud des montagnes.

Chaque khanandé (le chanteur de mugham) doit savoir jouer de la percussion gaval. Le khanandé s’accompagne lui-même quand il chante le mugham rythmique (tesnif). Le gaval est en même temps un amplificateur pour la voix et vibre comme une membrane.

Le kamantcha, quant à lui, est une sorte de vièle produisant une harmonie forte avec la voix du chanteur. Il seconde l’instrument principal : le luth tar. C’est le grand musicien Sadikhjan qui l’a adapté à la musique azérie et en a répandu l’usage.