Doulce Memoire

Doulce Memoire

Doulce Memoire

France | www.doulcememoire.com

Neuf olympiades et un an intercalare après, ô belle mentule! voire, diz-je, mémoire ! Je soloecise souvent en la symbolization et colliguance de ces deux motz, je oiiy Adrian Villart, Gombert, Janequin, Arcadelt, Claudin, Certon, Manchicourt, Auxerre, Villiers, Sandrin, Sohier, Hesdin, Morales, Passereau, Maille, Maillard, Jacotin, Heurteur, Verdelot, Carpentras, Lheritier, Cadeac, Doublet, Vermont, Bouteiller, Lupi, Pagnier, Millet, du Mollin, Alaire, Marault, Morpain, Gendre, et autres joyeulx musiciens en un jardin secret, soubz belle feuillade , au tour d’un rempart de flaccons, jambons, patez, et diverses cailles coyphées, mignonnement chantant…

Rabelais, Prologue de Gargantua

 

Doulce Mémoire, c’est d’abord l’esprit de la Renaissance, cette période faste de découvertes, d’inventions, de voyages et de créativité. Constitué d’une équipe de musiciens et de chanteurs fidèles et soudés depuis vingt-cinq ans, l’ensemble Doulce Mémoire s’est produit à travers toute la France sur les scènes d’opéras, festivals et scènes nationales mais aussi dans les grandes capitales internationales. Doulce Mémoire invite à découvrir les musiques que pouvaient écouter les génies internationalement reconnus de la Renaissance, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Rabelais, François Ier, etc.

Pour sa venue à Fès, l’ensemble propose un répertoire spécial de chants de confréries italiennes de la Renaissance . Ces associations laïques à but spirituel et charitable, sous le patronage d’un Saint Patron, existaient depuis longtemps dans le monde chrétien, parallèlement aux églises officielles mais aussi aux ordres religieux. Elles ont été encouragées par l’Eglise qui appréciait leur action au sein de la cité, leur rôle d’encadrement social, mais aussi leur ferveur et leur dévotion lors des processions. Les confréries se donnent des missions de charité, d’assistance aux malades et aux pauvres, d’entraide entre frères mais aussi de transmission de traditions ancestrales, rituels, exercices de dévotion et musiques pour soutenir les prières d’intercession. Dans les églises, au XVIe siècle, la liturgie quotidienne était chantée en grégorien par les chantres. Tout était chanté en latin, langue officielle de l’Eglise. Dans les confréries, il était bien sûr impossible de chanter cette musique complexe. Il a fallu créer un répertoire de dévotion facile, écrit en italien et qui puisse être chanté par tout le monde : les laudes. Caractérisées par la simplicité de la ligne mélodique et de l’harmonisation des voix, ces laudes se chantaient d’ordinaire à trois ou quatre voix.