BARDES NOMADES DES MONTAGNES DE L’HIMALAYA A L’ALTAÏ MONGOL

BARDES NOMADES DES MONTAGNES DE L’HIMALAYA A L’ALTAÏ MONGOL

BARDES NOMADES DES MONTAGNES DE L’HIMALAYA A L’ALTAÏ MONGOL

BARDES NOMADES

LOTEN NAMLING – Louanges et chants bouddhistes, luth dranyen/ TIBET
BATSÜKH DORJ TSENGEL – Chant diphonique, luth Toshpuluur et vièle Igil/ TUVA

TIBET/MONGOLIE

“Dans les grands déserts, les hautes montagnes
Il existe un négoce étrange
On peut troquer le tourbillon de la vie
Contre l’infinie paix de l’âme ”

Milarepa

Milarepa pratiqua d’abord la magie noire avant de devenir un être pleinement réalisé jusqu’à l’éveil. Ce sont d’abord des histoires de famille, sur fond de jalousies et de vengeances. Puis une rencontre, celle de Marpa, le maître, qui lui infligera d’éprouvantes épreuves avant de lui accorder les enseignements du bouddhisme tantrique.
A l’âge de sept ans, son père meurt laissant Mila seul avec sa mère et sa sœur. Son oncle et sa tante s’occupent d’eux et récupèrent les biens du père de Mila jusqu’à sa majorité. Malheureusement, ils maltraitent Mila et sa mère et les dépossèdent de tous leurs biens.
Il part alors à la rencontre d’un chaman de la tradition Bön, croyance tibétaine réputé pour sa maitrise de la magie noire pour utiliser ses nouveaux pouvoirs et fait effondrer la maison de son oncle tuant trente-cinq personnes, mais épargnant son oncle et sa tante.
Le chaman qui lui avait tout appris, lui conseille d’aller voir un sage qui sera capable de le délivrer de ce karma négatif accumulé. La transmission du véritable enseignement, le Dharma verra naître en lui un grand maître bouddhiste.
Milarepa est resté célèbre grâce à une biographie de sa vie écrite à la fin du XVème siècle par un descendant de la lignée Kagyupa. Encore de nos jours, il est un modèle d’inspiration pour tous ceux qui regrettent leurs actes et souhaitent corriger leur destinée.

Loten Namling
Né en Inde, Loten Namling a dédié sa vie à la conservation du patrimoine musical tibétain. Il vit actuellement en Suisse. C’est avec le dranyen, le luth des bardes de l’Himalaya, qu’il chante notamment les louanges de Milarepa (1040-1123) qui incarne à lui seul le poète, l’ascète, le maître spirituel porté par une légende initiatique.

Batsükh Dorj
« Khöömii » (litt. pharynx) désigne la technique vocale d’une personne superposant intentionnellement plusieurs sons simultanément avec sa voix, dont deux lignes distinctes : une mélodie d’harmoniques réalisée au-dessus d’un son fondamental appelé « bourdon », accompagnés de multiples résonances.
Pratiqué par les peuples mongols et turcs dans toute la zone de l’Altaï (en Mongolie au niveau national ; régions russes de la République de l’Altaï, de Khakassie et de Touva ; Chine au nord du Xinjiang et Mongolie-Intérieure), le khöömii est une technique vocale sans doute très ancienne, dont les origines restent difficiles à dater précisément. Comme le décrit Johanni Curtet :
« Les légendes racontent que le khöömii viendrait de l’imitation du souffle du vent, des sons de l’eau, du chant des oiseaux. Il est pratiqué par les hommes le plus souvent, mais aussi par les femmes depuis deux générations. Le khöömii est une tradition vivace aux nombreuses facettes et un patrimoine culturel important des peuples mongols.

C’est un art séculaire, ancré dans le culte de la nature, transmis de génération en génération au sein des clans Mongols, Touvains, Khakasses, Bachkirs, Altaïens et dont les variations sont aussi nombreuses qu’il y a de traditions vivantes en Haute-Asie. On découvrira le Khöömei, une tradition vocale des Mongols du Tibet notamment, et celle de l’ethnie Touvas ».