LE PANSORI – CORÉE DU SUD|16-Juin-19H30

 20.00

Avec la participation du gouvernement de Corée du Sud

Patrimoine immatériel de l’UNESCO
Jo Jeonghui – Pansori singer
Mr. Kang Hyoungsoo – Gosu
COREE DU SUD

UGS : CBY-16-19H30 Catégorie :

Description

Joyau incontesté de la littérature de Corée, le pansori est un opéra interprété par un comédien unique, le gwangdae, à la fois récitant, acteur et chanteur, incarnant une multitude de personnages. Le gwangdae, surtout femme aujourd’hui, ponctue son interprétation soutenue par le tambour janggu qui rythme les parties chantées et par de brefs encouragements. Il module sa voix tantôt puissante et rugueuse, tantôt suave et vibrante d’émotion, dans des registres et des variations d’une étonnante diversité. Il anime son récit par l’expression changeante du visage, le balancement de son corps, une gestuelle précise avec pour uniques accessoires un éventail et un mouchoir.
Un coup d’éventail, une manche relevée et jaillissent des montagnes, des cours d’eau, des chevaux, des villages… Passant des graves aux aigus, murmurant, hurlant, chantant ou scandant simplement le texte, il devient tour à tour homme ou femme, roturier bégayant ou seigneur autoritaire, jeune fille aguichante ou guerrier valeureux, mais aussi ruisseau, pluie, vent, tonnerre…
Les artistes les plus célèbres, classés « Trésors nationaux vivants », continuent aujourd’hui de transmettre leur art aux jeunes générations dans le cadre des conservatoires. La représentation traditionnellement est donnée à l’extérieur comme pour cette cour intérieure du Riyad Ben Youssef.
Le pansori a pris forme au début du XVIIIe siècle à partir de chants d’inspiration chamanique de la province du Jeolla (sud-ouest de la péninsule). C’est au XIXe siècle qu’il a atteint son maximum de popularité, le matériau littéraire s’étant enrichi en puisant dans les romans ainsi que dans le répertoire de la poésie chinoise classique. D’origine populaire, le pansori fait une large place à la satire dirigée contre la classe des yangban (aristocrates et propriétaires terriens) où s’expriment les griefs du petit peuple.
Il existe un corpus de douze pansori. Seule la moitié d’entre eux figure au répertoire des interprètes contemporains. Mais on constate aujourd’hui, en Corée, un puissant regain d’intérêt pour le genre.
C’est dans la nature que le chanteur de « pansori » puise son art et sa technique. Il faut plus de dix années à l’apprenti pour devenir chanteur. Entre-temps, avec son maître, il se rend dans les grottes, ou au bord des chutes d’eau, mesurant pendant des heures sa voix, jusqu’à, dit’ on, cracher du sang.