XYLOPHONES TIMBILA ET DANSE CHOPI – MOZAMBIQUE

XYLOPHONES TIMBILA ET DANSE CHOPI – MOZAMBIQUE

XYLOPHONES TIMBILA ET DANSE CHOPI – MOZAMBIQUE

  • Date: 15 Jun 2020
  • Heure: 19:30
  • Lieu: COMPLEXE BEN YOUSSEF
  • Prix: €20
ENSEMBLE CHOPI TIMBILA ORQUESTRA CHIZOHO – REGION DE ZAVALA, PROVINCE D’INHAMBANE
Patrimoine immatériel de l’UNESCO
En collaboration avec la Philharmonie de Paris dans le cadre d’« Africa2020 ».
Les ensembles de xylophones Timbila peuplent les villages Chopi du Mozambique et révèlent lors de véritables joutes un phénomène musical unique en Afrique

« Le corps de l’homme est bien petit par rapport à l’âme qui l’habite »  Proverbe africain

Les Chopi représentent 760 000 personnes au Mozambique, ils sont principalement reliés à la culture Shona du Zimbabwee. Localisés dans les districts de Manjacaze, Zavala, Inhambane et Homoine qui appartiennent à cette région que l’on appelle le « Chopiland », ils vivent sur des terres fertiles, aux récoltes abondantes, et ont pu ainsi se consacrer à une pratique musicale importante. Ce sont eux qui portent la tradition des orchestres de xylophones : timbila (pluriel de mbila, xylophone). Cette tradition musicale, apanage des chefs de tribu, avait presque disparue pendant une guerre civile qui durera près de 20 ans (1975 – 1992). Aujourd’hui, cet art traditionnel, inscrit en 2005 à l’UNESCO comme « patrimoine culturel immatériel de l’humanité » est un art florissant. Cette survie a été possible grâce au dernier grand maître de musique Venancio Mbande qui a pu transmettre son savoir jusqu’en 2008 après avoir rencontré dès 1953, à Transvaal le musicologue sud-africain Hugh Tracey.
L’orchestre timbila comporte de six à quinze xylophones ( mbila) de tailles et de registres variés : chilandzane pour les parties aiguës et solistes, dibhinda pour l’accompagnement en contrepoint et chikulu pour la basse. Chaque mbila comprend un nombre variable de lames qui peuvent mesurer jusqu’à près d’un mètre de long pour les mbila les plus graves. Ces lames sont façonnées dans un bois dur, le mwenje (Ptaeroxylon obliquum) très apprécié pour ses propriétés sonores. Comme le fait remarquer le musicologue Pierre Bois : ” le son de chaque lame est amplifié par un résonateur en calebasse muni d’un mirliton dont la vibration apporte au timbre de l’instrument une sonorité nasillarde “.
Les danseurs musingi portent les attributs des guerriers notamment le bouclier de peau et une arme, machette, hache rituelle ou lance.
Cet aspect orchestral du xylophone assez rare en Afrique, alimentent un certain nombre d’hypothèses musicologiques dont celle qui voudrait que les ensembles timbila auraient été influencé par le gamelan indonésien, ceci par le biais de contact avec des marins venus de Java et Bali. “