Mohammed Bajedoub et l’art « samâa et alala »

Mohammed Bajedoub, immense artiste marocain, a marqué l’art « samâa et alala » en lui donnant un cachet particulier.
 
Né en 1945, à Safi, au sein d’une famille soufie, il fut passionné par l’art du madih. Il fréquente alors les « Zaouiates » et les mosquées. Là, il rencontrera Sidi Said Al kadiri en 1965. Puis, plus tard, il eut l’occasion de côtoyer Haj Driss Benjelloun, président de l’association des amateurs de musique andalouse et chef de l’orchestre « les amis de Ziryab ». Cette rencontre lui a permis de renforcer et de consolider ses  connaissances  artistiques.

En 1969, Mohammed Bajedoub se lie d’amitié avec Haj Aabdelkrim Raiss et adhère à l’orchestre « Al Brihi » en tant que mounchid et ce durant 20 ans. C’est à ce moment là que Mohammed Bajedoub brille et s’illustre en créativité ce qui lui vaut une reconnaissance nationale et internationale.
En 1988, il a rejoint l’orchestre Chabab Al Andalous de Rabat dirigé par Mohammed Amine Debbi particpant à de nombreux festivals nationaux et internationaux aux  quatre coins du monde dont  récemment à Paris, à la Salle Pleyel. Parallèlement à son intérêt pour l’art andalou, il ne s’éloigne pas du « samâa » et du « madih ». 

Il constitue alors un groupe de jeunes choristes appelé « Al ahmadiya ». La renommée de ce groupe dépasse les frontières de sa ville natale, Safi. Grâce à la persévérance et l’encadrement  de son fondateur, le groupe se voit sollicité  pour divers festivals.
 
En tant qu’artiste innovant, Mohammed Bajeddoub a marqué l’évolution du « samâa » et de « alala » que ce soit de manière individuelle, au sein d’une chorale ou au sein d’un orchestre de musique andalouse. L’école Bajedoub a fait des émules, d’autres voix sont venues s’ajouter à celle du Maître incontesté de cet art. D’ailleurs il encourage constamment les mounchidines a se plonger dans la recherche de l’origine du Madih Annabaoui  (la célébration de la naissance du prophète Mohamed) et de la grande poésie, à travers la diversité des recueils de poèmes soufis et de toute source ancienne ……
 
Ainsi Mohammed Bajedoub avec sa voix puissante et mélodieuse, s’inscrit dans la lignée d’une tradition dont il devient lui-même l’un des principaux  transmetteurs .
 


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13 Juin 2013 : 22H30

Bab Boujloud